Randonnée hivernale en raquettes dans la montagne enneigée – Saga ACFA épisode 9

Randonnée hivernale

Épisode 9 — Découvrir la randonnée hivernale
Randonnée hivernale en montagne avec raquettes – Saga randonnée ACFA épisode 9

La randonnée hivernale ne signifie pas forcément marcher dans un mètre de neige ou s’engager sur des pentes difficiles. Elle peut se pratiquer sur un sentier froid et sec, sur un chemin partiellement enneigé ou en raquettes dans une neige plus profonde.

Ce qui change surtout en hiver, ce sont les conditions : journées plus courtes, températures basses, vent, humidité, neige, glace et progression parfois beaucoup plus lente.

🌿 Un guide gratuit et ouvert à tous

Ce guide de la Saga randonnée ACFA est accessible gratuitement aux adhérents comme aux non-adhérents. Son objectif est d’aider chacun à découvrir la randonnée hivernale progressivement, avec du matériel adapté et des repères simples de sécurité.

La réponse essentielle

En hiver, adaptez l’itinéraire, l’équipement, l’horaire et votre niveau d’engagement aux conditions réellement rencontrées.

Une randonnée sur chemin sec, une sortie sur neige tassée et une randonnée en raquettes ne demandent pas le même matériel. Dès que l’itinéraire pénètre en terrain enneigé potentiellement exposé aux avalanches, consultez également le Bulletin d’estimation du risque d’avalanche — BERA — et analysez les informations sur les altitudes, orientations et problèmes avalancheux.[2]

1. La randonnée hivernale, ce n’est pas seulement la neige

Une randonnée hivernale sans neige

En plaine ou en moyenne montagne, il est parfaitement possible de marcher en hiver sans rencontrer de neige. Les conditions restent néanmoins différentes : sol boueux, zones gelées, plaques de glace, humidité et journées plus courtes.

Le ministère chargé des Sports rappelle notamment que des plaques de glace peuvent être présentes en moyenne montagne, parfois sans être visibles depuis le départ.[1]

Une randonnée sur terrain enneigé

En effet, quelques centimètres de neige ne nécessitent pas automatiquement des raquettes. Sur un chemin tassé et peu pentu, de bonnes chaussures peuvent suffire. Cependant, la neige masque progressivement les pierres, les trous, les traces de sentier et parfois le balisage.

Une randonnée en raquettes

Lorsque la neige devient suffisamment profonde ou meuble pour que l’on s’enfonce à chaque pas, les raquettes permettent d’améliorer la portance et de réduire l’effort.

Elles ne rendent pas pour autant tous les terrains accessibles. En revanche, une pente raide, une neige très dure ou un secteur exposé au risque d’avalanche nécessitent d’autres compétences.

Et le ski de randonnée ?

Le ski de randonnée permet lui aussi de se déplacer en montagne enneigée, mais il constitue une discipline différente avec son propre matériel, ses techniques et ses compétences. Il n’est donc pas traité dans cet épisode.

🥾 Repère ACFA

Avant de vous demander « faut-il prendre les raquettes ? », posez-vous d’abord cette question : sur quel terrain vais-je marcher et dans quelles conditions ?

2. Ce qui change vraiment quand on marche en hiver

Les journées sont plus courtes

Une randonnée commencée tard peut se terminer à la tombée de la nuit. Vérifiez l’heure du coucher du soleil et conservez une marge confortable.

Le terrain ralentit la progression

Marcher dans la neige demande davantage d’énergie. Même avec des raquettes, les temps de parcours peuvent être nettement allongés.[1]

Le froid augmente les conséquences d’un arrêt

Une erreur d’itinéraire, une petite blessure ou une panne prennent une autre dimension si le groupe doit rester longtemps immobile.

Le vent accentue la sensation de froid

Une température apparemment supportable peut devenir très inconfortable lorsque le vent se renforce.

L’itinéraire peut devenir difficile à reconnaître

Des chemins, cairns ou marques peuvent disparaître sous la neige. Les traces visibles au sol ne sont pas nécessairement celles de votre itinéraire.

⏱️ À retenir

En hiver, 10 km ne valent pas toujours 10 km d’été. La distance est identique, mais le temps et l’énergie nécessaires peuvent fortement augmenter.

3. Avec ou sans raquettes ?

Les raquettes deviennent utiles lorsque la neige ne porte plus suffisamment le marcheur.

Vous pourrez souvent vous en passer lorsque :

  • le terrain n’est pas enneigé ;
  • la couche de neige est faible ;
  • le chemin est tassé ;
  • la neige est suffisamment portante ;
  • l’itinéraire reste facile et peu pentu.

Elles deviennent intéressantes lorsque :

  • vous vous enfoncez profondément à chaque pas ;
  • la neige est meuble ;
  • l’itinéraire traverse des espaces suffisamment ouverts ;
  • la progression sans raquettes devient pénible.

Ne décidez pas uniquement à partir de la hauteur de neige annoncée. 20 cm de poudreuse sur terrain plat ne ressemblent pas à 20 cm de neige dure ou soufflée sur une pente.

Randonnée hivernale : équipement selon absence de neige, neige tassée ou neige profonde
Sans neige, neige tassée ou neige profonde : l’équipement dépend d’abord du terrain et des conditions.

4. Bien choisir ses raquettes

Toutes les raquettes ne sont pas identiques. Pour une pratique de loisir, quelques critères permettent déjà de choisir un modèle cohérent.

La portance

Plus la surface de la raquette est importante, mieux elle répartit le poids du randonneur. Mais une grande raquette est également plus encombrante.

Les griffes

Elles améliorent l’accroche lorsque la neige devient plus ferme. Pour une utilisation en relief, recherchez une accroche suffisante sous le pied.

La cale de montée

Sur certains modèles, elle relève légèrement le talon et améliore le confort dans les montées prolongées.

Les fixations

Elles doivent maintenir correctement la chaussure et rester faciles à manipuler avec des gants.

Votre pratiqueÀ privilégier
Balades facilesSimplicité et confort
Randonnée régulièrePolyvalence et bonne accroche
Relief plus marquéFixation précise, griffes efficaces, cale de montée
💡 Conseil ACFA

Pour débuter, inutile de rechercher le modèle le plus technique. Une raquette confortable, simple à régler et adaptée à votre poids sera souvent plus intéressante.

5. Bâtons, rondelles, guêtres et chaussures

Les bâtons

Deux bâtons améliorent l’équilibre, la stabilité et la propulsion. Les modèles réglables sont pratiques pour adapter la longueur selon le terrain.

Les rondelles

En effet, les petites rondelles utilisées en été s’enfoncent facilement dans la neige. Des rondelles neige plus larges limitent cet enfoncement.

Faut-il porter des guêtres ?

Pas systématiquement. En revanche, elles deviennent très utiles dans la neige profonde ou humide, car elles empêchent la neige de pénétrer dans la chaussure par le haut.

Les chaussures

Elles doivent offrir une bonne adhérence, protéger de l’humidité, assurer un maintien correct et être compatibles avec les fixations des raquettes.

Évitez une chaussure trop serrée : le pied comprimé se refroidit plus facilement.

Et lorsqu’il n’y a pas de neige ?

Le principal danger peut devenir la glace. Le ministère chargé des Sports recommande des dispositifs antidérapants sur les sols gelés ou enneigés lorsque les conditions l’exigent.[1]

Attention : de simples dispositifs anti-verglas ne remplacent pas des crampons d’alpinisme ni les compétences nécessaires sur une pente raide et dure.

6. Comment s’habiller sans avoir trop chaud ni trop froid ?

En hiver, l’objectif n’est pas d’empiler le maximum de vêtements. Il faut pouvoir adapter rapidement sa protection à l’effort et aux conditions.

Couche 1 — évacuer l’humidité

Portée contre la peau, elle aide à évacuer la transpiration.

Couche 2 — conserver la chaleur

Polaire, doudoune légère ou autre vêtement isolant selon la température et l’intensité de l’effort.

Couche 3 — protéger des éléments

Elle protège principalement du vent, de la neige, de la pluie et de l’humidité.

Le ministère chargé des Sports recommande lui aussi plusieurs couches avec une veste imperméable pour la pratique de la raquette.[1]

Les extrémités

Prévoyez bonnet, gants ou moufles, tour de cou et chaussettes adaptées. Une paire de gants de secours peut être utile.

Le soleil

La neige réfléchit fortement la lumière. Lunettes de soleil et protection solaire sont donc indispensables.

Randonnée hivernale : les trois couches de vêtements pour rester au chaud et au sec
Le principe des trois couches permet d’adapter facilement sa tenue à l’effort, au froid, au vent et à l’humidité.
🟢 Conseil ACFA

Dans une montée, ouvrez ou retirez une couche avant d’être trempé de transpiration. À l’arrêt, rhabillez-vous rapidement.

7. Boire et manger quand il fait froid

Le froid peut réduire la sensation de soif. Pour autant, cela ne signifie pas que votre organisme n’a plus besoin d’eau.

Boire régulièrement

N’attendez pas d’avoir très soif. Buvez régulièrement de petites quantités et protégez votre eau du gel lorsque les températures deviennent très basses.

Manger facilement

Gardez quelques aliments accessibles sans devoir vider entièrement le sac : fruits secs, compotes, barres, fruits à coque, petit sandwich ou aliments que vous connaissez bien.

🥤 Repère ACFA

Froid ne signifie pas absence de déshydratation.

8. Gérer son effort et son autonomie

Partez plus tôt

Vous disposerez de davantage de lumière, d’une meilleure marge en cas d’imprévu et de plus de temps pour faire demi-tour.

N’épuisez pas vos réserves à l’aller

La neige profonde peut être très énergivore. C’est pourquoi il faut garder suffisamment d’énergie pour le retour.

Préférez des pauses plutôt courtes

Une longue pause immobile peut provoquer un refroidissement rapide.

Surveillez également les autres

Fatigue, froid, comportement inhabituel ou rythme qui se dégrade doivent inciter à réévaluer la suite de la randonnée.

Préparez un itinéraire de repli

Le ministère chargé des Sports recommande de prévoir des solutions de remplacement ou de repli et de renoncer lorsque l’évolution des conditions ou l’état physique l’exige.[1]

🔵 Règle ACFA

Faire demi-tour n’est jamais un échec. C’est parfois la meilleure décision de la journée.

9. Smartphone, montre et GPS : le froid change la donne

Les appareils électroniques sont de formidables outils en randonnée. Cependant, les batteries lithium-ion fournissent moins efficacement leur énergie lorsqu’elles sont très froides.

  • partez avec les appareils chargés ;
  • gardez le smartphone dans une poche proche du corps ;
  • protégez également la batterie externe ;
  • limitez les applications inutiles ;
  • utilisez si nécessaire le mode économie d’énergie ;
  • téléchargez cartes et traces avant le départ.

Conservez plusieurs moyens d’orientation

Carte + boussole + smartphone ou GPS sont complémentaires. Une panne, une batterie vide ou un écran inutilisable ne doivent pas vous priver de toute solution d’orientation.

🧭 Rappel ACFA

Une trace GPS aide à suivre un itinéraire. Elle ne remplace ni l’observation du terrain ni la capacité à décider que la suite du parcours n’est plus raisonnable.

10. Avant de partir : météo montagne et état de la neige

La météo est indispensable avant toute randonnée hivernale. Cependant, ne regardez pas seulement le pictogramme « soleil ».

Vérifiez notamment :

  • la température ;
  • les précipitations ;
  • le vent ;
  • la visibilité ;
  • l’évolution au cours de la journée ;
  • la limite pluie-neige lorsque l’information est pertinente ;
  • l’enneigement.

Consultez la météo au dernier moment

Les conditions annoncées plusieurs jours auparavant peuvent évoluer. Une dernière vérification le matin du départ reste indispensable.

La neige évolue aussi pendant la journée

Elle peut durcir, ramollir, être transportée par le vent, s’humidifier lors d’un redoux ou recevoir une nouvelle couche.

Météo-France publie les prévisions de montagne, l’enneigement et, en saison, les Bulletins d’estimation du risque d’avalanche.[2]

11. Comprendre le risque d’avalanche sans devenir spécialiste

Toutes les randonnées enneigées ne sont pas exposées aux avalanches. Une promenade sur un circuit aménagé ou sécurisé n’a rien à voir avec la traversée d’un versant raide en montagne. En revanche, dès que l’itinéraire traverse un terrain susceptible d’être avalancheux, la préparation doit être plus poussée.

Qu’est-ce que le BERA ?

Le Bulletin d’estimation du risque d’avalanche — BERA — est élaboré par Météo-France pendant la saison hivernale. Il décrit les conditions de neige, les dangers avalancheux et les secteurs concernés. C’est un outil d’aide à la décision destiné à adapter l’itinéraire à son expérience et aux observations du terrain.[2]

L’échelle européenne comporte cinq niveaux

  • 1 — Faible
  • 2 — Limité
  • 3 — Marqué
  • 4 — Fort
  • 5 — Très fort

Météo-France précise qu’un indice de risque ne suffit pas à lui seul : altitude, orientation, type de problème avalancheux et évolution prévue doivent aussi être pris en compte.[2]

Par ailleurs, le niveau indiqué pour un massif ne décrit pas à lui seul ce qui se passe exactement sur la pente située devant vous.

⚠️ Niveau 1 ne signifie pas risque zéro

Le risque d’avalanche n’est jamais considéré comme nul en montagne enneigée. Un niveau faible ne dispense donc pas d’analyser l’itinéraire et les conditions.[3]

Randonnée hivernale : comprendre les cinq niveaux de risque d’avalanche
Le niveau de risque est un repère synthétique : il doit être lu avec les autres informations du BERA.

12. Les situations qui doivent faire réfléchir… ou renoncer

L’objectif n’est pas de transformer chaque randonneur en spécialiste de la neige. Il faut en revanche apprendre à reconnaître plusieurs signaux simples.

Une importante chute de neige récente

Elle doit vous conduire à consulter les informations avalanche disponibles.

Du vent fort

Le vent transporte la neige et peut créer des accumulations dans certains secteurs.

Un redoux marqué

La hausse des températures et l’humidification peuvent modifier la stabilité du manteau neigeux.

Des conditions très différentes de celles prévues

Vous pensiez trouver un chemin facile et découvrez davantage de neige, une neige dure, une visibilité médiocre ou un passage plus exposé ? Ne poursuivez pas uniquement parce que l’itinéraire était prévu.

Un groupe fatigué

La fatigue réduit la qualité des décisions et augmente le risque de chute.

Vous ne comprenez plus la situation

Si vous ne savez plus évaluer correctement ce qui se présente devant vous, vous n’êtes pas obligé de poursuivre.

🛑 Le bon réflexe

Revenez sur vos pas ou choisissez votre itinéraire de repli.

Et les drapeaux ou pictogrammes en station ?

Des informations et signalétiques peuvent être affichées dans les stations et domaines aménagés. Elles doivent être respectées, mais elles ne remplacent pas le BERA pour préparer une randonnée en montagne.

13. DVA, pelle et sonde : quand deviennent-ils nécessaires ?

🟢 Randonnée hivernale simple

Circuit aménagé, parcours raquettes sécurisé ou itinéraire sans exposition au terrain avalancheux.

Il ne faut pas faire croire que toute personne qui met des raquettes doit automatiquement s’équiper comme pour une sortie engagée en terrain avalancheux.

🔴 Terrain réellement exposé

En revanche, dès que l’itinéraire pénètre en terrain avalancheux, l’équipement de secours comprend classiquement DVA + pelle + sonde.

Chaque participant doit savoir utiliser ce matériel et s’y entraîner régulièrement.

La FFRandonnée distingue clairement les circuits enneigés aménagés ou sécurisés des pratiques en milieu montagnard enneigé exposé aux risques spécifiques du terrain.[4]

Le DVA ne rend pas une randonnée sûre

Un DVA permet de participer à la recherche d’une personne ensevelie. Il ne stabilise pas la neige, n’empêche pas le déclenchement d’une avalanche et ne protège pas des traumatismes.

🟢 Conseil ACFA — le bon ordre

1. Éviter de s’exposer inutilement.
2. Choisir un itinéraire adapté aux conditions et à son expérience.
3. Disposer de l’équipement nécessaire lorsqu’on entre réellement en terrain avalancheux.
4. S’entraîner à l’utiliser.

Pour un débutant qui souhaite progressivement aller vers ce type de terrain, une formation ou un accompagnement professionnel est préférable.

14. Accident ou urgence : savoir alerter les secours

☎️ Le numéro à retenir : 112

En cas d’accident ou d’urgence en montagne, composez le 112. Le ministère chargé des Sports le recommande également pour les activités nordiques.[1]

Préparez les informations utiles

  • votre localisation aussi précisément que possible ;
  • la nature de l’accident ;
  • le nombre de personnes concernées ;
  • l’état apparent de la victime ;
  • les conditions sur place ;
  • le numéro de téléphone depuis lequel vous appelez.

Suivez les instructions de l’opérateur et ne raccrochez pas avant qu’il ne vous le demande.

PGHM et CRS montagne

Selon les secteurs, les interventions peuvent notamment être assurées par des unités spécialisées de la Gendarmerie ou de la Police nationale, avec les autres acteurs du secours. Pour le randonneur, le réflexe prioritaire reste le 112.

Pour les consignes plus détaillées en cas d’urgence, consultez aussi l’épisode 7 — Imprévus & sécurité en randonnée.

15. Le mémo ACFA avant une randonnée hivernale

🥾 AVANT DE PARTIR

✅ Itinéraire adapté à mon niveau.
✅ Météo montagne consultée.
✅ Enneigement vérifié.
✅ BERA consulté si l’itinéraire peut être concerné par les avalanches.
✅ Chaussures et vêtements adaptés aux conditions.
✅ Eau et nourriture en quantité suffisante.
✅ Smartphone, montre et GPS correctement chargés.
✅ Carte ou trace téléchargée hors connexion.
✅ Solution d’orientation de secours disponible.
✅ Heure du coucher du soleil connue.
✅ Marge horaire et itinéraire de repli prévus.
✅ Un proche informé de l’itinéraire et de l’heure approximative de retour.

🥾 PENDANT LA RANDONNÉE

✅ Évolution de la météo surveillée régulièrement.
✅ Vêtements adaptés au froid, au vent et à l’effort.
✅ Groupe observé : fatigue, froid ou baisse de rythme.
✅ Horaire contrôlé tout au long du parcours.
✅ Traces dans la neige suivies avec discernement, jamais aveuglément.
✅ Itinéraire réévalué si les conditions changent.
✅ Demi-tour décidé si la situation dépasse mes compétences.

Le meilleur sommet est parfois celui que l’on reviendra chercher une autre fois.

16. Mini-test ACFA — Êtes-vous prêt pour l’hiver ?

Répondez aux six questions puis cliquez sur « Voir mon résultat ».

1. Le BERA indique un risque avalanche de niveau 1. Peut-on considérer qu’il n’existe aucun risque ?
2. Il y a 20 cm de neige. Faut-il obligatoirement mettre des raquettes ?
3. Un randonneur équipé d’un DVA peut-il s’engager sans autre précaution dans une pente exposée ?
4. Dans une neige profonde, quelles rondelles sont les plus adaptées aux bâtons ?
5. Votre smartphone contient la trace GPS. Tout autre moyen d’orientation est-il inutile ?
6. La météo se dégrade fortement et vous êtes en retard. Faire demi-tour signifie-t-il que la randonnée est ratée ?

Ce mini-test est un outil pédagogique. Il ne remplace ni une formation, ni l’analyse des conditions réelles, ni les recommandations des services spécialisés.

17. FAQ — Randonnée hivernale

Faut-il obligatoirement des raquettes pour marcher dans la neige ?

Réponse courte : non. Les raquettes deviennent surtout utiles lorsque la neige est suffisamment profonde ou meuble pour que l’on s’enfonce fortement.

Peut-on pratiquer la raquette sans risque d’avalanche ?

Réponse courte : oui, par exemple sur certains parcours aménagés ou sécurisés.

Mais une randonnée en raquettes peut également pénétrer en terrain avalancheux. Il faut donc connaître le type d’itinéraire choisi.[4]

À partir de quel niveau de risque avalanche faut-il renoncer ?

Réponse courte : il n’existe pas de chiffre unique suffisant à lui seul.

Le niveau doit être lu avec les autres informations du BERA : altitude, orientations, problèmes avalancheux et évolution prévue.[2]

Le niveau 1 signifie-t-il qu’il n’y a aucun risque d’avalanche ?

Réponse courte : non. Le risque d’avalanche n’est pas nul en montagne enneigée.[3]

Faut-il toujours un DVA, une pelle et une sonde en raquettes ?

Réponse courte : non pour toute promenade hivernale.

En revanche, dès que l’on évolue réellement en terrain avalancheux, DVA, pelle et sonde font partie de l’équipement de sécurité recommandé, avec apprentissage et entraînement à leur utilisation.[4]

Pourquoi la batterie d’un smartphone tient-elle moins longtemps dans le froid ?

Réponse courte : une batterie lithium-ion fournit moins efficacement son énergie lorsqu’elle est très froide. Garder le téléphone près du corps et protéger la batterie externe permet de limiter cet effet.

Quel numéro appeler en cas d’accident en montagne ?

Réponse courte : le 112 pour une urgence.[1]

Les autres guides de la Saga randonnée ACFA

🔜 Épisode 10 — Randonnée & santé

Le prochain épisode de la Saga randonnée ACFA sera consacré aux bienfaits de la randonnée sur la santé, à l’adaptation de l’effort, à la récupération, au vieillissement actif et aux bons réflexes pour pratiquer régulièrement dans de bonnes conditions.

Sources et références utiles

Pour les sujets liés à la neige, aux avalanches et aux secours, ce guide s’appuie en priorité sur des recommandations officielles ou reconnues.

Important : ce guide est une aide pédagogique. Il ne remplace ni une formation à la sécurité en terrain enneigé, ni l’analyse locale des conditions, ni l’avis des professionnels de la montagne lorsque l’itinéraire ou les conditions l’exigent.

Profiter de l’hiver sans brûler les étapes

La montagne ne ferme pas ses portes en hiver. Elle change simplement les règles du jeu.

Ainsi, une balade sur un chemin froid et sec, une première sortie sur neige ou une randonnée facile en raquettes permettent déjà de découvrir une ambiance très différente : paysages transformés, silence, lumière particulière et plaisir de progresser dans la neige.

Commencez par des itinéraires simples. Regardez la météo. Observez les conditions. Gardez une marge. Et surtout, n’hésitez jamais à modifier votre programme ou à faire demi-tour.

La montagne sera encore là demain.

🌿 Les guides de la Saga randonnée ACFA sont gratuits et ouverts à tous

N’hésitez pas à les partager avec les personnes qui souhaitent débuter, progresser ou simplement profiter de conseils pratiques pour randonner dans de bonnes conditions.

Guide réalisé dans le cadre de la Saga randonnée ACFA.
Rédaction : Alain Nikitine — ACFA Toulouse · Mise à jour : septembre 2026.