La réponse essentielle
Du 11 au 13 septembre 2026, treize valeureux ACFaiens ont posé leurs sacs — et parfois leurs vélos — à Sant Feliu de Guíxols pour un week-end initialement consacré au vélo.
Initialement seulement… Car le programme s’est rapidement enrichi : vélo, randonnée, baignade, gastronomie et apéritif en terrasse face à la mer. Autrement dit, une sorte de pentathlon ACFA parfaitement équilibré entre effort, récupération et spécialités catalanes, le tout sous une chaleur bien présente pendant tout le week-end.
Vendredi : cap sur Sant Feliu
Certains étaient manifestement impatients d’en découdre avec la grande sortie vélo du lendemain et avaient quitté Toulouse assez tôt. Mais avant d’apprivoiser d’éventuels pursangs, encore fallait-il commencer par s’imprégner de l’ambiance catalane.
Et quoi de mieux qu’un premier entraînement gastronomique ? Caracols ailloli, calamars à la plancha et crème catalane figuraient déjà au menu. Le ton du week-end était donné.
Un hôtel qui mettait déjà les jambes à contribution
L’hôtel, perché à mi-colline, offrait une très belle vue sur Sant Feliu. Il offrait aussi autre chose : une côte suffisamment sérieuse pour attirer immédiatement l’attention des cyclistes.
À peine arrivés, certains pensaient déjà au retour du lendemain soir : « Il faudra remonter ça après la sortie vélo… »
Mais ce n’était encore rien. Le premier parking étant complet, le réceptionniste nous indiqua aimablement un second parking. Très bien. À un petit détail près : pour rejoindre le hall et les chambres, il fallait gravir une quantité de marches suffisante pour transformer le déchargement des bagages en première séance d’entraînement.
Treize ACFaiens réunis
Les arrivées se succédèrent tout au long de l’après-midi. Pour ce week-end catalan étaient présents : Brigitte, Chrystelle, Michel, Fabrice, Françoise V, Alain N, Cathy, Patrice, Huguette, Nadine S, Jacques, Danielle et Marie.
Treize participants : suffisamment pour constituer un beau petit peloton… et largement assez pour occuper quelques tables de restaurant.
Les derniers arrivés furent ceux qui avaient encore cette étrange obligation appelée le travail : Fabrice, Marie et Françoise. Ils avaient raté l’apéritif. Grave erreur. Mais heureusement, ils arrivèrent à temps pour le premier repas commun. L’essentiel était donc préservé.
Une étrange espèce de pursang catalan
Certains étaient venus avec leur propre vélo. D’autres, curieusement, étaient arrivés les mains dans les poches. Oubli ? Excès de confiance ? Pas du tout.
Ils avaient simplement préparé leur affaire en toute discrétion. Car Sant Feliu abrite manifestement une espèce encore peu étudiée par les naturalistes : le pursang catalan.
Élégant, puissant, capable d’avaler les kilomètres avec une facilité déconcertante, il demande néanmoins un certain apprentissage. Une personne dont nous tairons le nom, peu encline à prendre des risques avec une espèce inconnue, avait d’ailleurs préféré venir directement avec son pursang toulousain.
Samedi à l’aube : alerte enlèvement !
Le pursang toulousain avait une particularité : il était équipé d’un boîtier GPS capable d’envoyer une alerte sur le smartphone de sa propriétaire au moindre déplacement suspect. Très rassurant. En théorie.
Samedi matin, alors que Sant Feliu dormait encore paisiblement, le téléphone sonna l’alerte : déplacement détecté et nouvelle position GPS. Le pursang aurait donc quitté son box.
Branle-bas de combat. Patrice fut arraché à son sommeil et immédiatement transformé en membre d’une brigade d’intervention d’urgence. Le scénario était déjà écrit : il fallait partir à la poursuite du vélo disparu. Le moteur de la voiture commença à vrombir, même à froid.
Mais avant de démarrer, une dernière vérification s’imposa. Et là… stupéfaction. Le pursang était toujours là. Devant son propriétaire. Immobile. Il n’avait absolument pas bougé.
🚨 Alerte vol : 100 % de stress… 0 mètre parcouru.
Le seul élément ayant pris la fuite était finalement… le signal GPS. Tout le monde était rassuré. Il ne restait plus qu’à tenter de se rendormir avant le vrai départ.
Apprivoiser les pursangs
Contrairement aux apparences, ces fameuses montures n’étaient pas aussi simples à utiliser qu’un vélo équipé de deux petites roulettes à l’arrière.
Entre les voyants rouges, verts ou orange, le nombre de barres disponibles, les positions 1, 2 et 3, les différents niveaux d’assistance et certaines accélérations franchement brutales, les premières dizaines de minutes furent consacrées à l’apprentissage de la bête.
🎥 Les pursangs catalans en action
Quelques images pour mieux comprendre pourquoi ces nouvelles montures demandaient un petit temps d’adaptation.
Quelques pursangs finirent même à terre. Dans certains virages très serrés ou lors d’arrêts soudains, certaines montures et quelques cavaliers découvrirent les joies de l’équilibre précaire. Heureusement, rien de grave : quelques chutes sans conséquence et beaucoup de choses à raconter le soir.
Les vélos alimentés exclusivement au carburant issu des mollets avaient au moins un avantage : lorsqu’ils s’arrêtaient, ils s’arrêtaient vraiment. Cathy et son célèbre panier, eux, ne se retrouvèrent pas au sol. Normal : sa monture était normale.
La grande sortie vélo
Une belle sortie sous une chaleur déjà bien présente, sur des voies particulièrement fréquentées par les cyclistes. Les vélocipèdes circulaient dans les deux sens avec une régularité impressionnante.
Un parcours parfois venu d’un autre monde
La route nous réserva également quelques curiosités. À certains endroits, le décor semblait presque avoir changé de planète.
Heureusement, personne n’eut l’idée d’abandonner sa monture pour repartir avec la locomotive.
Une étape parfaitement repérée
Notre dernière étape prévue avant de faire demi-tour allait rapidement se transformer en un arrêt beaucoup plus stratégique. Fabrice et Patrice avaient soigneusement repéré le secteur.
Et, comme par hasard, l’endroit possédait toutes les caractéristiques indispensables à une bonne étape cycliste : de l’ombre, des tables, de quoi manger… et du café.
🎖️ Logistique ACFA : Michel, secondé ce jour-là par Huguette, avait parfaitement préparé l’arrêt.
Plats combinés pour certains, salades pour d’autres, sandwichs pour les plus raisonnables. Puis vint le temps de la commission scientifique chargée d’étudier les effets de l’expresso et du cappuccino sur les performances cyclistes.
Le retour : les jambes reviennent miraculeusement
Une fois les batteries humaines rechargées, chacun remonta sur sa monture. Le retour se fit légèrement plus vite. Il faut dire que le profil devenait nettement plus favorable.
En langage technique : ça descendait davantage. Et, curieusement, dans ces conditions, beaucoup retrouvèrent soudainement d’excellentes jambes.
Deux pensées accompagnaient désormais le groupe : la baignade dans la Méditerranée… et la fameuse dernière côte de l’hôtel.
Le final qui pique
Le profil altimétrique montre parfaitement le piège. Après plusieurs kilomètres de retour et alors que chacun pouvait légitimement penser que le plus dur était derrière lui, une petite bosse apparaissait tout à droite du graphique.
Petite sur l’écran. Un peu moins petite lorsqu’il fallait réellement la monter.
Cette ultime rampe, courte mais bien pentue, allait offrir une dernière séquence mémorable. Ceux qui avaient loué leur pursang l’avaient rendu en bas de la côte. Très opportunément. Ils terminèrent donc à pied.
Le pursang toulousain, lui, continua jusqu’au bout. Quant à ceux qui roulaient au carburant issu des mollets, pas d’échappatoire possible.
Brigitte en fit l’expérience de façon particulièrement concrète. Dans la montée, elle eut la mauvaise idée de changer de vitesse au mauvais moment. Bien mal lui en prit : la mécanique n’apprécia pas vraiment la manœuvre et la fin de l’ascension se termina de la manière la plus traditionnelle qui soit : à pied, en poussant le vélo.
🎥 Revivez l’arrivée dans la dernière côte
Une petite vidéo pour mieux comprendre pourquoi cette dernière bosse méritait son propre paragraphe.
Direction la grande bleue
Après tout cela, il était temps de passer à la récupération. Et pour une fois, personne ne protesta contre le lieu choisi.
La Méditerranée nous attendait avec une eau particulièrement agréable. Quelques minutes de baignade suffirent pour oublier les kilomètres, les pursangs, les virages serrés et cette dernière côte.
La cinquième discipline officielle : l’apéritif
Après le vélo et la baignade, direction la terrasse de l’hôtel. Et là, devinez ce qui nous attendait ? L’apéritif, évidemment. Face à la mer. Et, précision importante, à consommer avec modération. Ce qui fut le cas.
Deux noctambules avaient une autre idée
Cathy et Alain avaient remarqué qu’une fête se préparait sur la plage. Ils essayèrent bien de recruter quelques volontaires. Sans succès. Personne ne voulut les suivre.
Qu’à cela ne tienne. Ni une ni deux, les deux noctambules redescendirent vers la plage pour aller danser.
À Sant Feliu, tout ce qui descend finit forcément par devoir remonter. Et le lendemain matin, une randonnée était prévue…
Dimanche : pendant que certains dormaient encore…
Certaines avaient décidé de commencer la journée très tôt. Vêtements rapidement enfilés, chaussures aux pieds et direction le marché de la vieille ville.
Objectif : ramener quelques spécialités catalanes. Et le butin fut à la hauteur : chorizo, salchichón, soubressade, fuets, pata negra…
De quoi prolonger le week-end une fois rentrés à Toulouse.
Mais un marché dominical catalan avait un effet secondaire non prévu : les places de stationnement disparaissaient à vue d’œil. Or il fallait quitter l’hôtel avant midi.
Résultat : les voitures furent garées aux quatre points cardinaux de Sant Feliu. Certains conducteurs commencèrent à montrer quelques signes de nervosité. Pendant ce temps, d’autres appliquaient une stratégie beaucoup plus zen : attendre tranquillement à l’ombre d’un parasol près de la piscine.
Le chemin de ronde vers la Platja de Sant Pol
La chaleur était encore annoncée forte pour cette randonnée préparée par Fabrice. Direction la Platja de Sant Pol en empruntant le chemin de ronde.
Très vite, chacun comprit qu’il ne s’agissait pas d’une simple promenade plate en bord de mer. Escaliers, passages rocheux, descentes parfois glissantes et quelques belles frayeurs ponctuèrent le parcours.
Michel change d’assistante
Pendant la sortie vélo, Huguette avait secondé Michel dans son rôle de logisticien. Mais ce dimanche matin, elle avait décidé d’abandonner provisoirement la logistique pour affronter elle aussi les redoutables escaliers du chemin de ronde.
Michel dut donc recruter. Et c’est Chrystelle qui hérita de la fonction.
La mission confiée aux deux nouveaux logisticiens était probablement la plus importante du week-end : trouver un restaurant en bord de mer capable d’accueillir treize ACFaiens affamés.
📋 Cahier des charges gastronomique ACFA :
Paella, fideuà, calamars à la plancha, gambas grillées, crème catalane, glace au turrón… et quelques autres exigences que nous passerons sous silence.
Autrement dit, trouver treize chaises ne suffisait pas. Il fallait trouver les bonnes treize chaises.
Une photo avant de parler des choses sérieuses
Avec la Méditerranée en contrebas et les criques tout autour, difficile de trouver meilleur décor.
Certaines avaient tout prévu
À l’arrivée vers Sant Pol, quelques randonneuses révélèrent qu’elles avaient anticipé la situation : le maillot de bain était déjà dans le sac.
Après 4,5 kilomètres menés tambour battant par Fabrice, il ne fallut guère longtemps pour que certaines se jettent dans l’eau. Une excellente manière d’effacer la transpiration accumulée sur les escaliers et les sentiers côtiers.
Après l’effort… les choses sérieuses
Le restaurant avait été trouvé. Et surtout, il répondait au cahier des charges. Il ne restait donc plus qu’à s’installer face à la mer.
Paella et autres spécialités arrivèrent enfin. Chacun put alors se consacrer sérieusement à la récupération. À l’ACFA, nous prenons cet aspect de la préparation très au sérieux.
Marche digestive ou route vers la France
Après le repas, le groupe commença à se séparer. Fabrice, Françoise et Marie décidèrent de reprendre le chemin en sens inverse à pied. Une véritable marche digestive.
Les autres choisirent une option plus classique : récupérer les voitures, procéder aux traditionnels au revoir et prendre la direction de la France.
Dernière épreuve : les bouchons
Nous avions simplement oublié un détail : un dimanche du mois de septembre, nous n’étions évidemment pas les seuls à vouloir remonter vers la France.
Sant Feliu : le pentathlon ACFA
Sans oublier les activités annexes : marché catalan, danse sur la plage, logistique, apprentissage du pursang et gestion de fausses alertes GPS.
Trois jours de sport, de soleil, de bonne humeur, de paysages magnifiques et de spécialités catalanes largement testées.
Un très beau week-end sportivo-gastronomique à renouveler.
🥾 Pour prolonger l’escapade avec les guides randonnée ACFA
Ce week-end à Sant Feliu mêlait vélo, marche, orientation et sécurité. Si tu veux préparer tes prochaines sorties, retrouve aussi quelques-uns de nos guides pratiques :
Photos et vidéos du séjour
Les adhérents disposant du mot de passe ACFA peuvent retrouver l’ensemble des photos et vidéos de ce week-end dans l’espace dédié aux randonnées vélo.
© Photos et vidéos – ACFA Toulouse 2026
Les photographies et vidéos présentées sur cette page sont protégées par le droit d’auteur. Toute reproduction, copie, diffusion, publication ou réutilisation, même partielle, est soumise à l’autorisation préalable de leur auteur ou de l’ACFA Toulouse.
L’accès à l’ensemble des photos et vidéos du séjour est réservé aux personnes disposant du mot de passe ACFA.
